Les choix automatiques en trading

En trading, on a tendance à reproduire les mêmes erreurs, car l’être humain fonctionne souvent en pilotage automatique : on opte pour les mêmes stratégies comportementales, qu’elles soient bonnes ou mauvaises.

Devenir performant en trading demande d’être stoïque, accepter avec impassibilité une réalité fortement chargée émotionnellement.

Quand vous faîtes des choix en trading, vous devez limiter l’émotion et c’est compliqué pour plusieurs raisons.

Le mode automatique de traitement de l’information est émotionnel par essence. Une information passe par nos sens, arrive dans la zone limbique du cerveau qui va immédiatement chercher des similitudes dans ce qui est connu, puis elle émet un choix de comportement.

Pour faire court, voilà les étapes :

  1. Info (il se passe quelque chose)
  2. Réception de l’info dans la zone limbique (je traite cette info en mode automatique)
  3. Résonnance émotionnelle (ça me fait quelque chose)
  4. Choix
  5. Recherche dans l’environnement de ce qui peut justifier mon choix

A ce moment, nous pouvons avoir l’illusion de faire un choix purement rationnel parce que tout ceci se passe très vite. Pourtant, d’autres informations disponibles auraient pu vous pousser vers un autre choix, mais vous les avez occultés.

De cette manière, vous  développez des émotions fortement connotées, que ce soit d’euphorie ou d’anxiété ; ce qui va conditionner encore plus fortement vos choix de trading à venir.

Il vous revient donc de filtrer, de judicieusement choisir les informations prises en compte dans vos choix de trading, de sélectionner vos influences pour :

  • Être curieux, augmenter votre compétence.
  • Protéger votre process de décision, stabiliser vos choix.

Toutefois, filtrer l’input n’est pas suffisant, voyons maintenant comment, au quotidien, vous pouvez booster votre capacité à faire des choix réellement rationnels.

Tout l’enjeu revient à ajouter une étape dans la chronologie du process décisionnel:

  1. Info (il se passe quelque chose)
  2. Réception de l’info dans la zone limbique (je traite cette info en mode automatique)
  3. Résonnance émotionnelle (ça me fait quelque chose)
  4. Choix temporaire et je réserve mon choix définitif
  5. Recherche dans l’environnement de ce qui vient invalider mon choix temporaire
  6. Choix définitif

C’est donc une toute autre manière de penser que je vous invite à expérimenter au quotidien pour vous habituer à remettre en question vos choix automatiques avec cette question centrale :

Que pourrais-je choisir d’autre ?

Cette pratique génère du doute, et j’ai déjà fait une chronique sur le doute pour expliquer qu’il y a plusieurs formes de doute en qu’en trading, le doute est souvent un vrai frein pour appliquer votre système avec discipline.

Pourtant, si vous n’avez pas de système de trading clair et performant sur un large éventail de trades, le doute est la seule attitude constructive que vous puissiez avoir.

Ça me rappelle cette phrase d’Einstein : «  La folie, c’est de faire toujours la même chose en espérant des résultats différents »

Si votre système de trading n’est pas clair, que vous avez des choix émotionnels, le doute est le seul vecteur de progression sérieux à votre disposition et vous devez remettre en cause la façon dont vous faites vos choix.

Besoin de contrôle et trading

 

Que sommes-nous d’autre que notre vulnérabilité, notre humanité ou notre animalité ?

Dans son rapport au monde, l’être humain reste incroyablement éveillé, car il a conscience de sa fin, de sa faiblesse, du temps qui passe. Voilà les limites de notre pouvoir, voilà la confrontation à l’âpre réalité : nous avons suffisamment d’intelligence pour avoir conscience de notre insignifiance. Cette conscience de soi se paye par de la peur, de la tristesse parfois, mais elle est aussi la mère du génie créatif, du besoin de s’inscrire dans l’éternité …

Le moyen le plus simple que l’homme ait trouvé pour gérer cette conscience de soi vulnérable, c’est le contrôle, s’il n’est effectif, en tout cas, l’illusion du contrôle ; le besoin d’exercer sa maîtrise sur son environnement immédiat. Pour certains, ce besoin devient dévorant, une bête affamée qui se nourrit de ses propres membres, alors ils donnent la parole aux parties les plus primitives de leur conscience.

Le territoire reptilien et le contrôle

 

Le stress est une réaction physiologique au danger, c’est un moyen de défense qui permet à l’individu de mobiliser ses forces pour rapidement accroitre sa sécurité. Dans l’idéal, nous utiliserions les réactions stéréotypées du stress uniquement lorsque nous sommes face à une réelle menace. Mais en réalité, les choses ne se passent pas tout à fait comme cela.

Dans la nature, l’homme primitif était sur ces gardes, il n’avait ni crocs ni griffes et cette faiblesse physique a rendu l’être humain très réactif. Il avait besoin d’une multitude de réussites pour survivre et un seul échec pouvait lui être fatal. Les temps passent, l’homme se sédentarise et sa vulnérabilité le pousse à renforcer sa sécurité. Aujourd’hui, les hommes ont érigé des sociétés qui protègent leur vie, mais le territoire reptilien reste à l’affut, la biologie évoluant moins vite que la technique. À présent, c’est la perception du danger qui crée généralement le stress et non le danger lui-même.

Le stress survient lorsque nous sommes dans des situations d’absence de contrôle ou d’imprévisibilité ; de manque ou de frustration ; de nouveauté ou de fort enjeu et enfin d’égo menacé. Autant dire que les déclencheurs de stress sont nombreux dans nos vies.

 

La fuite et le contrôle :

 

J’ai l’impression de ne rien comprendre et de ne rien savoir. Tout apparait étrange et menaçant, je cherche des repaires fiables, mais je n’en trouve pas. Je me sens perdu et désorienté, j’ai besoin d’exercer mon pouvoir sur l’environnement pour calmer cette peur. Reprendre le contrôle est le moyen le plus simple pour calmer ma peur, même si cette sensation est un leurre.

 

La lutte et le contrôle :

 

Ce qu’il se produit sous mes yeux est inacceptable et je vais y mettre un terme, quoiqu’il en coute. C’est moi qui décide et je choisis que cette situation doit s’arrêter immédiatement ou que cette personne doit payer pour sa faute. J’exerce ma fureur et je prouve que j’existe. Ma révolte est irrationnelle, mais ce n’est pas mon problème. Grâce à elle, j’ai la sensation d’être le seul maître de ma vie.

 

L’inhibition et le contrôle :

 

Je ne contrôle plus rien du tout, car je n’en ai plus la force, advienne de moi ce que voudra, j’ai perdu la bataille et je suis pétrifié.

 

Le territoire paléolimbique et le contrôle

 

Le soumis et le contrôle

 

Une personne qui a de la soumission a des difficultés à se sentir en sécurité de manière générale. Son besoin de contrôle est réactif à une angoisse profonde : celle de manquer de protection, celle d’être vulnérable. Une personne dans la soumission n’est pas forcément plus faible qu’une autre, elle en a seulement cette sensation, purement instinctive. Contrôler l’environnement devient alors un moyen pour gérer cette sensation de vulnérabilité et pour accroitre sa sécurité. Je me souviens d’une phrase que j’ai souvent entendue: «  À force d’avoir peur qu’il ne t’arrive rien, il risque de ne rien t’arriver»…

 

Le dominant et le contrôle

 

Le rapport entre le dominant est le contrôle est à la fois ambivalent et délicat : contrôler est un dû, une évidence, un postulat de base : le dominant exerce ses droits instinctifs sur l’environnement et il prend pour acquise la soumission du monde a ses désirs, ce qui n’est pas toujours le cas dans la vraie vie et qui engendre de grandes frustrations. Lorsque le contrôle du dominant est mis à mal, il peut vite perdre son calme. Il rentre en lutte en tentant de soumettre l’autre ou la situation à son désir. L’énergie qu’il mettra alors dans son besoin de contrôle est énorme, autant que sa motivation est désespérée. S’il échoue, il peut aussi se sentir découragé et vidé de toute envie, c’est l’inhibition.

 

Le méfiant et le contrôle

 

Le méfiant va exercer son contrôle par l’observation et la préparation. Il n’a pas confiance dans le monde, qu’il perçoit globalement comme hostile. Afin de contrôler son environnement, il sera donc systématiquement sur le qui-vive, très réceptif aux signes extérieurs. Il teste, il réfléchit, il se prépare, il hésite. Pour gérer sa perception du danger, il veut s’équiper un maximum. Le rapport au contrôle du méfiant est donc fondamentalement orienté vers les moyens, qu’il maximise. Il a tendance a oublier que « Le mieux est souvent l’ennemi du bien » et passe parfois à côté de belles opportunités.

 

L’axial et le contrôle

 

Le rapport au contrôle de l’axial est très alambiqué. Dans l’absolu, il n’a pas besoin d’exercer son contrôle pour se sentir serein, pourtant, il n’est pas en reste. L’axial a la sensation de contrôler les évènements rien que par la pensée. Il se sent relié aux autres et au monde et à ce titre, il pense que vouloir suffit pour obtenir. Il vivra évidemment de grandes déceptions et il ne comprend pas comment cela a pu arriver. La vie lui donne parfois des leçons âpres, mais il garde toutefois un rapport décomplexé avec le besoin de contrôle.

 

Accepter de ne pas avoir réellement de prise sur les évènements est angoissant. Notre culture et notre société nous poussent à croire que nous ne devons nos résultats qu’à nous-mêmes et nous avons un grand pouvoir. Pourtant, les marchés sont imprévisibles et plus nous cherchons à exercer notre contrôle, plus nous perdons notre rationalité.

Un trader est un surfer sur la vague d’une économie mondialisée alors le seul contrôle qui lui revient et de prendre la bonne et de sortir du tube au moment le plus opportun. Y aura-t-il de belles vagues aujourd’hui ou une mer d’huile ? Vais-je prendre le risque de m’aventurer dans une mer déchainée ou vais-je faire le choix de rester sur la rive ? En fin de compte, c’est le seul contrôle qui nous incombe…

Create rational trust

Create rational trust in trading

To manage your stress in trading, whatever happens, you need to trust, but you should have a special type of trust. Each of us has an instinctive level of trust which doesn’t depend on competences or real ability, this trust is irrational ; that’s a part of our personality.

Here, l speak of rational trust whitch  says : «  l have a clear trading system, this system suits my personality and my organization and l know that, if I respect it I win on a large amount of trades”

In this vidéo, l will explain you the steps to create this rational trust:

 

  • Increase ressources

 

Which type of resources are important for your trading ?

The Knowledge : you need to be curious and keep your eyes wide open. Trading moves as quickly as technology and you need the fresh latest information. You must be able to analyze a graph or to understand economics news. More your time frame is large, the more you need to know.

The Psychology : That’s the object l  treat and l try to increase your resources for this but globally, you need to recognize your mental needs and translate it in trading actions. More your time frame is short, the more you need to have a strong mental.

The Operational and technic: you need equipments and tools adapted to your time frame and your operating philosophy.

 

  • Keep distance on your performances

 

Your immediate results are not fair, you may have done a bad job today and win, you may have done a good job and lost.

In the short term, we don’t deserve our results, whatever they are.

The long term gives justice with the law of large numbers, but that’s difficult to accept for many reasons. The main is that we need to be right. To make a bad choice or an error is painful for everyone, no one loves to be wrong but, if you want to win in trading, you will have to accept errors because losses are a full part of the job.

 

  • Cumulative expérience :

Rational trust goes inevitably through the experience you cumulate. Specifically, there are 2 ways to cumulate experience, the first is obvious and long: Every day, you try to apply your strategy with discipline and hope that losses you will make on your way won’t push you into irrational behaviors. This classic way is obviously long and highly uncertain. 95% of people doesn’t have time to cumulate experience before to make big mistakes of behavior.

The second way is better but needs rigor and technic:  using the past experience of markets and test your system on several past years.

Past never occur in future, all traders knows that, but it gives you the precious information on the strength of your trading system.

 

  • Handwork :

Only for a swing trader, the method can remain craft, although I do not really believe that this is the best.

You come back six months back, you check all the signals of your strategy, you delimit the stop losse , the target signal by signal, and make conclusions.

This thankless and laborious process requires very little technical and computer skills and you will acquire rational trust in one or two weeks.

This way requires patience and motivation but you are pro-active, not reactive. I remember the sentence of Lincoln:

«Give me six hours to chop down a tree and I will spend the first four sharpening the axe. »
For those working on short time frame, this method is not efficient, happily for us, there are other methods.

 

  • Plateformes and history

The first issue when looking quickly at the accumulate experience is to get reliable information about the past. If the history  of your platform is based on false ticks, that’s not efficient. So the first challenge is to get a tick by tick data base. You can use, for example, tick data downloader for MT4 and after, you must translate information you get on your platform language. On MT4, i use tick data suite for example.

 

  • Backtest

Now, you have a good database of ticks on your platform so you have to translate your system into indicators. This work is very important because that force you to creating a standard system.

For example : when this moving average cross this one, when this oscillator has this value, that’s a signal.

This work helps you because in order to make backtests, you need to define very precisely your signal and then, that’s much more easy to have discipline because you know exactly what you are looking for.

After, with backtests you can optimize your money management and you have more trust on your stop loss or on your target.

Rational trust must be built and that’s the confrontation between your idea and the reality that will give you.

And only hen, having discipline, trading without stress is much more easier.

 

Stress and trading system

The first step to manage your stress in trading is to choosing a good system for YOU.

A lot of trading systems are efficients, but there are just a few that can be good for you. Most of the systems doesn’t suit to your mental. They create stress and push you to irrational reactions.

When you build your trading system, you must concider several question :

 

  • First is : What is your market ?

Witch type of market suits to me ? Beside of questions as scheduling and the price of a pip, there’s also the question of volatility. Some markets are really punchy and some are more quiet.

If you trade on a market which doesn’t suits to you, you won’t be able to properly manage your risk.

 

  • Second is : Time unit

Some traders need a lot of time to think and to build the trade. Then, they need a hudge competence and they concider a lot of informations before to invest on market. They must have pleasure by collecting all the information necessary for their decisions and they will invest on a large time unit.

Some others need less time to think before to act. Their personnality is fleet and they look for a punchy trading. They need less knowledge but a lot of self control. They must be patient and disciplined. Their trading is a work chain. They wait for a signal, always the same  so it must be clear  and they have a standard money management.

 

  • Third is : Operating philosophy

Instinctively, trader has a vision of the world. He can be trusty, so for him, world is full of opportunities and not really dangerous. When he meets new people, he speaks easely about his life, he shares ideas and for him, others are good a priori. This trader must try to follow the trend and he can choose large time unit.

For others, world is dangerous, they are observers instinctively. When they meet new people, they don’t speak a lot unless they have to. These traders must work on a correcting market and if instinct is hudge, on a short time unit.

l will detail this point in an other video.

 

  • Last question is the money management and that’s a big question.

First point is the question of self confidence.

Who has a lot doesn’t like to be wrong. When he looses a trade, he feels anger. This trader can have an unbalanced risk-reward : he risks more than he plans to win but he wins often. For exemple, he risks 2 per 1 and if he wins 80% of the time, on 10 trade, he looses 4 and wins 8, so , on a large amount of trades, he wins.

Who doesn’t have a lot of self confidence must manage another manner: he plans to win more than he risks. This trader accepts easely to be wrong on markets but he can’t handle the pressure to risk a lot on one trade. He will win 4 trades on 10 but he risks 1 to win 2, he will loose 6 and win 8 , on a large amount of trades, he wins.

Notice this expression : « On a large amount of trades » because all the secret is here : « The law of large numbers »

 

  • Rationnal trust :

Instinctive trust is not rationnal, it doesn’t depend on your compétence or on you system, it depends only on your personnality.

To trade without stress you must create a rationnal trust, by this idea : «  The law of large numbers is efficient »

Stress and trading

Stress is physiological reaction to a danger, that’s the best way to increase our sécurity , to mobilize energy  by using conditionned comportemental  strategies.

First problem is that human being stress a lot, not only when he’s in a real danger. His vision on a situation can create stress even if that is not concretly dangerous. Second problem is that conditionned strategies are really basics and totaly irrationnal.

In trading, danger exist, that’s a fact but take the control on your stress will reduce this danger because you will be more rationnal.

Now , let’s see what is going on when you stress ? We have 3 conditionned reflex when we stress, not more, not less :

Escape : You are confused and anxious. You have many thoughts and they collide. You don’t know which solution to should choose.  The choice scares you and you want to be somewhere else.

Fight: You have a hot and explosive anger .Impatience,  feeling of wasting time and money makes you agressive.

 Stupor : You feel discouraged , you doubt of your ability and you are paralyzed. You can’t choose, you can’t do anything.

Let’s see what is going on concretly with escape and fight reflex :

Stress and trading

Escape :

  1. The market has reatched a support line and you have a « short » signal, you get a Your money management is clear and your stop on the last top (2). Quickly, you have an important waiting loss , with an impulsive candlestick , market goes near to your stop loss and back to your break-even. The trade win a little , you breathe. This impulsive candle has a big emotionnal impact on you. The market does not seem to choose a direction and it bothers you, the pressure is here , you are on the alert.
  2.  The market approach your stop loss, but it showed you , a few minutes before, it could go down. You start to doupt, your stop loss is so near, perhaps you should change it. You try to analyse rationnaly and you find all informations you need to confort you, so you change your stop loss.
  3.  The market goes far, so far away! What to do ? Cut the trade with a hudge loss or stay and take the risk that the situation is getting worse? You try to explore options but you can’t focus, market continues his way and you feel lost. All scenarios are going on  in your head, the more crazy, the more concrete and you are unable to choose. Every option is bad and during this time, market calm down, goes back, and you hope again.  What indicators tells? The market back lower. I will not cut now, not after all this pain.
  4.  If the trader is still on market at this point, It is neither analysis nor its rationality will decide on, he is trapped by his fears and renouncing demand now more courage to continue. He’ s devastated

 

Fight :

  1.  First step keep the same
  2.  You delete your stop loss, you just have to hold on, that’s a question of time. You don’t really concider that market can continues up, it’s on a top and you have conviction it will go down, you increase your trade, you short again . You start to be really exposed .
  3.  You fell bad but you are ready to figth till the end, whatever the end can be. Perharps, you doupt so you hedge and buy. You have orders everywhere and you don’t really know what is going on on your account. Trade shorts, trade long , stop loss here and there. You fitgh against market and you can’t accept that you are already a walking dead.
  4.  Now you know that you lost and you feel so angry against all the world but most of all against yourself. You can’t watch your account and you feel guilty and stupid. You are tired and stupor took the place of anger. You don’t have energy anymore, future seems dark, you game over.

Trading and brain

When we make a decision, which part of the brain we use, and how it impacts our trading? 

Let’s compare our brain to a building:

  • On the first floor, reptilian zone, that’s the most primitive part of our brain. When we born, it‘s already mature, and it doesn’t learn anything after.

Reptilian zone is here to protect us. At least, in theory because it doesn’t only react to a real danger, it reacts to what seems dangerous to us; and humans have such imagination that he creates many useless fears! So, when reptilian zone identifies danger, real or not, we have 3 conditioned reflexes :

  1. Escape, you close the trade, not necessarily for good reasons
  2. Figth, you shift your stop loss, you increase the size of trade or you hedge…
  3. Stupor, you can’t do anything, you are paralyzed in front of your screens.

Trading with reptilian zone is a quick way to lose a lot of money.

  • On the second floor, paleolimbic zone; who regulate instinctive trust. There are two parts for these trusts: self-confidence and confidence in the environment.

For self confidence, you can be or dominant, you have more right than duties, or submissive, you have more duties than right.

This is really important in money management because, to keep rationality, dominants needs to be right often, but they are able to accept a big loss on one trade and submise needs to loose a little on a trade but they can loose often.
Dominant and submissive, don’t have the same risk-reward and if the trading system goes in the opposite of this instinct, trader looses his rationality and goes directly into reptilian zone.

For confidence in the environment, we will find trusty, for them, world is an opportunity and not dangerous, they can follow a trend easely and during a long time. And we will find suspicious, for us world is dangerous and they observ a lot. Typicaly, they are contrarian traders working on a correcting market. This instinct will have a big impact on the choise of market or on time unit.

  • On the third floor, néolimbic zone, our automatic mode : what we concider as good or bad, our consciences motivations and all the idea we work for : optimism, needs of sécurity, taste of analys, freedom, challenge, harmony, responsability etc… all our moral values.

For example, a trader who has a big sense of responsibility won’t work as a trader who as a big sense of freedom. So they don’t need the same system of trading, the same money management, they don’t have the same strength to win or the same handicaps.

Neuroscience shows that there are 8 neuronal road, 8 main patterns and we use 2 or 3 of them. When your trading doesn’t suit to your mental pattern, trader loose his rationality and goes directly into reptilian zone, once more.

  • On the top, prefrontal zone, detached of emotional zones, that’s our analysis center. Neuronal structure is particular because there are much more neuronal synapses in this part than in the rest of the brain. It analyse situation in global and in detail and help us to keep rationality and disciplin.

Problem is that this mode is not économic, it takes a lot of energy and we are not able to stay in prefrontal mode during a long time, expect if you train…

L’alternative d’un trader stressé

Le stress est une réaction physiologique au danger, c’est un moyen de défense qui permet à l’individu de mobiliser ses forces pour rapidement accroître sa sécurité. Dans l’idéal, nous utiliserions les réactions stéréotypées de stress uniquement lorsque nous sommes face à une réelle menace mais la réalité est tout autre :

« Je n’accepte pas cette situation et j’appréhende le réel avec un état d’esprit erroné »

La fuite :

Vous pouvez être confus et anxieux. Les pensées s’entrechoquent et vous ne savez pas quelle solution choisir. Lorsque vous êtes stressé, le choix vous fait peur et vous voudriez être ailleurs.

La lutte :

Vous avez une colère chaude et explosive. L’impatience, le sentiment de perdre votre temps et votre argent vous énerve et vous avez tendance à faire tapis en hedgeant, en moyennant ou en décalant vos stops.

 

1

La fuite: 

  1. Le marché a franchis un seuil de support et vous avez un signal « short », vous rentrez en position. Votre politique de sortie est claire et votre stop sur le dernier plus haut (2). Rapidement, vous avez une perte latente « importante » avec une bougie impulsive qui frôle votre stop mais le marché repart à la baisse, retour sur break-even et léger gain. Vous soufflez, « plus de peur que de mal ». Toutefois, émotionnellement, la bougie impulsive ne sera pas sans impact. Votre rythme cardiaque s’est nettement accru, votre souffle est court, vous transpirez légèrement : vous êtes physiquement prêt à courir. Le marché ne semble pas vouloir choisir de sens et ça vous agace, la pression monte, vous êtes sur le qui-vive.
  2. Le marché approche votre stop, mais il vous a montré quelques minutes auparavant qu’il pouvait très bien repartir à la baisse, comme vous fuyez l’idée de perte, vous reculez le stop et vous attendez.
  3. Le marché part loin, tellement loin ! Que faire ? Couper avec une perte deux fois plus importante que ce que vous étiez prêt à risquer à la base ou rester et prendre le risque que la situation s’aggrave encore ? Vous tentez d’étudier les options mais tout ce que vous voyez, c’est cette perte latente qui monte et qui monte sans cesse. Tous les scénarios passent dans votre tête, des plus délirants aux plus concrets et vous ne parvenez pas à faire le tri. Ce qui est réellement envisageable, ce qui serait judicieux, tout est trouble, c’est la panique.Pendant ce temps, le marché fait son office, il redescend et à nouveau l’espoir renait, il revient sur le niveau du stop initiale et vous vous dites : pourquoi pas ? L’impulsion semble porteuse. Que disent les oscillateurs ? Le marché repart à la baisse. Je ne vais pas couper maintenant, pas après toutes cette attente, pas après toute cette douleur.
  4. Sera-t-il toujours en position à ce niveau, ce trader balloté comme un fétu de paille dans la tempête ? Ce n’est ni son analyse, ni sa rationalité qui en décideront, il est pris au piège de ces peurs et renoncer demande à présent plus de courage que de continuer.

La lutte :

  1. Le marché a franchis un seuil de support et vous avez un signal « short », vous rentrez en position. Votre politique de sortie est claire et votre stop sur le dernier plus haut (2). Rapidement, vous avez une perte latente « importante » avec une bougie impulsive qui frôle votre stop mais le marché repart à la baisse, retour sur break-even et léger gain. Vous avez chaud et vous êtes en alerte. Imperceptiblement, vous sentez que vous êtes d’humeur combattante. « La modération, c’est pour les lâches », vous ne lâcherez pas, votre conviction est claire : ça va baisser.
  2. Vous reculez ou vous annulez le stop, vous vous dites qu’il faut tenir, que ce n’est qu’une question de temps. Vous n’envisagez pas réellement que le marché puisse continuer à monter et vous renforcez votre conviction avec une motivation aveugle. Vous renforcez la position et pyramidez à la baisse, votre exposition est démesurée mais vous n’en avez pas clairement conscience ; vous ne maîtrisez plus votre perte qui augmente au rythme du facteur multiplicateur de votre levier.
  3. Vous vous sentez mal mais vous êtes prêt à combattre jusqu’à la mort. Par moment, vous doutez alors vous rentrez dans un hedge sauvage, réactif, protectionniste. Vous avez des ordres sur plusieurs niveaux et vous ne savez plus à quoi ils correspondent. Ordres à la hausse, ordres à la baisse, stops par ci, par là. Chaque mouvement est une attaque, chaque impulsion une douleur, le marché se bat contre vous mais vous n’êtes pas encore à terre, vous avez encore de l’énergie pour vous défendre et c’est bien ce que vous comptez faire.
  4. Vous avez perdu contre le marché qui vous laisse soit dans une colère noire soit dans une apathie épuisée (inhibition). Faire les comptes maintenant vous est impossible. Vous regardez le montant de votre perte et votre colère s’oriente vers vous. Vous vous maudissez d’avoir été aussi bête et aussi irresponsable. Vous vous sentez minables et ridicule.

 

Gestion du gain en trading

 

En trading, tout ce qui n’est pas gagné est perdu, au même titre que tout ce qui n’est pas perdu est gagné.

Pourquoi est-il si compliqué de laisser courir les gains ?

  • La chimie

La dopamine est un neurotransmetteur directement lié à la sensation de gratification.

La sérotonine : je fais un effort et j’ai la sensation que c’est utile, je secrète de la sérotonine et cela influence directement mon humeur.

L’ocytocine est l’hormone de la tendresse et de la confiance nécessaire pour laisser courir des gains.

Le cortisol, l’hormone du stress.

La testostérone pousse l’individu à élever son statut social, cela peut passer par l’agressivité évidemment, mais aussi par la générosité et l’équité de jugement.

Donc, que se passe-t-il lorsque vous suivez une position gagnante ?

Vous avez attendu un bon signal, vous avez la sensation de faire du bon travail, vous secrétez de la sérotonine. Le gain latent augmente et vous attendez votre shoot de dopamine. Cette attente est déjà un frein pour laisser courir le gain parce qu’en même temps, vous secrétez du cortisol: «  Et si le marché se retourne ? » En en effet, le marché peut se retourner. La sérotonine vous pousse à anticiper le besoin de dopamine et la conscience de la latence du gain secrète du cortisol : vous êtes fébrile. Pour contrer cette fébrilité, la sécrétion d’ocytocine qui va passer par une confiance légitime dans votre target et par une acceptation de soi notamment dans vos failles ou la testostérone, plus masculine, qui va s’appuyer sur une vision de jugement équitable.

 

  • La culture

Les proverbes ont la vie dure : «  Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras » «  ne lâche pas la proie pour l’ombre »  «  tout travail mérite salaire » ou le biblique «  tu gagneras ta vie à la sueur de ton front »

Nous sommes baignés dans une idée de justice entre la peine ou le travail fourni et la gratification financière qu’on en retire. Mais en trading, la notion de justice n’apparait que sur le long terme, voire le très long terme, selon votre unité de temps. Nous ne sommes pas préparés pour accepter une justice si différée et nous sommes constamment invités à chercher une justification immédiate.

Aujourd’hui, internet renforce la culture de l’immédiateté, nous donnant encore plus un besoin de justice immédiate.

 

  • La psychologie

Quel que soit le niveau de confiance en soi, cela peut être compliqué.

Le soumis va subir deux leviers majeurs : le premier, c’est qu’il a besoin d’être vite fixé et de retrouver la sensation de sécurité. Le second, c’est le droit de gagner. Quelqu’un qui a de la soumission ne se sent pas le droit de beaucoup gagner sur un trade, il aura tendance à couper parce qu’un gain élevé.

Le dominant lui a des difficultés à attendre, il gagne, il coupe, c’est aussi binaire que cela.

Ensuite, selon votre personnalité, il y a plusieurs valeurs qui vont venir entraver votre capacité à laisser courir les gains.

Le philosophe, qui aime être tranquille peut être tenté de vite couper pour ne pas avoir a vivre avec une position ouverte. Le novateur, qui à grand sens des responsabilités voudra lui aussi couper ses gains. L’animateur, qui a besoin de se sentir libre de détaché de toute entrave voudra lui aussi se débarrasser de cette préoccupation pour faire autre chose. Le gestionnaire a la sensation de privilégier la sécurité en coupant rapidement ses gains. Le stratège, souvent très mesuré, privilégie une approche rationnelle. Le compétiteur a besoin de réussites pour se sentir exister, il aura donc tendance à couper trop vite. Le participatif, qui est doux par nature à peur de la violence de la perte, il coupe les gains. Et le solidaire ne fait pas de trading, donc, peu importe.

 

  • Que pouvez-vous faire pour y remédier ?

Si vous coupez vos gains trop tôt, c’est l’anti-pouvoir de vos pertes que vous plafonnez.

Je crois qu’il y a trois choses à faire concrètement :

La première, c’est une prise de conscience, c’est ce que j’ai tenté de faire aujourd’hui

La seconde, c’est de choisir une unité de temps opérationnelle qui correspond à vos besoins.

Et enfin, la dernière piste, c’est la confiance légitime : vous devez tester votre approche de trading. La confiance légitime se construit et à ce titre, cela demande du temps et c’est un réel choix de votre part. Mais si ne savez pas laisser courir vos gains, qu’avez-vous de mieux à faire pour le moment ?

Maîtriser l’envie brulante

Lorsque nous étions enfants, nous voulions sans compromission avec force et détermination. Capricieux ou boudeur, l’enfant qui n’obtiens pas ce qu’il veut est profondément affecté, jusqu’à ce qu’il se résigne ou qu’il trouve un nouvel objet de désir. L’enfant a cette capacité absolu à vouloir et la force de son envie le tient animé et persévérant au-delà de toute rationalité.

L’adolescent, lui, ne veut plus rien. Long chewing gum désincarné, il erre, nonchalant voire lymphatique de par les rivières et les champs. Son regard bovin nous envoie ce message implacable : « Pas envie ! J’en ai rien à faire ! »

Devenus adultes, nous sommes tous un dégradé des nuances de gris de l’envie. Certains ne supportent que peu de frustration, d’autres parviennent à la gérer avec stoïcisme et recul. J’ai pourtant constaté que l’adulte, dans sa grande sagesse fatiguée, avait souvent perdu sa capacité à vouloir profondément et avec acharnement. C’est normal, le joug du « vivre ensemble » a laissé sa trace et l’homme civilisé a compris que sa liberté s’arrête là où commence celle des autres. Il a essuyé moult refus, moult déceptions et naturellement, il bride son envie, espérant ainsi réduire les frustrations possibles et même probables. Il se protège de lui-même en bridant son enthousiasme afin d’éviter de vivre des retours de bâtons trop durs à encaisser.

N’avoir que peu d’envie protège de la déception alors, on revoit ses ambitions à la baisse, on fait des petits arrangements avec les rêves, on renonce. L’objectif n’est plus vraiment captivant et le sentiment de vacuité qui prend sa place ne donne pas l’énergie pour surmonter les obstacles : sans une envie forte, la motivation est ébranlée.

Quel est le rapport avec le trading ? Devenir profitable en trading, c’est difficile et l’envie farouche d’y parvenir est indispensable pour faire face au travail, aux déceptions et aux doutes. Celui qui ne le veut pas ardemment n’obtiendra pas de succès durable car il ne trouvera pas les ressources indispensables pour surmonter les obstacles. Mais vouloir ardemment ne signifie pas toujours vouloir comme un enfant ingérable. Pour découvrir cette nuance, rendez-vous dans la Chronique psycho du trader… https://youtu.be/-QrDrCtEg4k