Le hedging « pompier »

Une fois n’est pas coutume ; nous allons aujourd’hui aborder un peu de technique, car la réussite en trading passe par la cohérence entre les réactions naturelles du trader et son système de travail.
Disons que le comportement et le système de travail, ce sont nos 2 jambes : pour bien marcher, mieux vaut qu’elles soient de même longueur.

Qu’est-ce que le hedging ?

Pour faire court, c’est la prise de 2 positions, d’égal volume, dans des sens opposés et sur un même marché ou sur 2 marchés fortement corrélés.

Vous pariez dans un même temps sur la hausse et sur la baisse.

Cette approche me semble intéressante et bénéfique à appliquer pour certains profils précis, dans certaines configurations de crise et sous certaines conditions.

Du hedging, pour quoi faire ?

La technique du hedging, vous l’aurez compris sers à se couvrir.

Je l’aborde ici non pas comme une stratégie d’investissement (ce qui peut être le cas avec une mise en place stratégique très précise et spécifique), mais comme une variante d’action corrective, comme une lance à incendie pour éteindre temporairement le feu qui saccage votre compte.

Vous avez pris un short, le marché part à la hausse, vous vous êtes fâché avec votre stop et le marché continue à monter, monter, monter…jusqu’au firmament !
Vous souffrez, vous paniquez, vous maudissez la terre entière, vos idées sont confuses et vous ne pouvez pas vous résoudre à clôturer votre perte.
Vous priez, vous implorez le Tout-Puissant de renverser la tendance, alors vous cherchez des justifications pour vous rassurer.
Vous finirez bien par trouver des analyses contradictoires, des indicateurs qui vous montrent que le marché va redescendre puisque les indicateurs et les analystes disent tout et son contraire, pas de doute, vous trouverez votre bonheur.
Et pendant que vous paniquez ou que vous cherchez à vous rassurer, le marché continue de monter, monter, monter ; et votre perte de se creuser, creuser, creuser.

Seule une mort rapide et brutale pourrait adoucir votre agonie ! De manière synthétique, nous pourrions résumer les choses ainsi : vous avez pris de mauvaises décisions et vous avez été dépassé, ça arrive à tout le monde, ou presque !

Lorsque vous avez pris conscience de cette évidence, vous pouvez clôturer votre position et retourner pleurer dans les jupes de votre mère.
C’est ce qu’il y a de plus rationnel à faire, de plus productif et c’est ce type de comportement qui vous permettra à terme de faire pencher la loi des grands nombres en votre faveur.

Mais ne nous mentons pas, il y a ce que l’on sait devoir faire et ce que l’on fait en réalité et le gap est parfois… important.

Couper une perte qui s’est creusée et très difficile, surtout lorsqu’on ajoute des facteurs tels que la solitude de l’investisseur privé et le manque de recul.

Hedger, si cela ne vous sauve pas, vous donne du temps ; et nous savons tous à quel point le temps est une donnée importante en trading.

Je me répète, dans un monde parfait, le trader a un scénario de trade prédéfini et lorsqu’il s’invalide, pour quelque raison que ce soit, il clôture.
Seulement, l’homme est aussi (et surtout ?!!) un être émotionnel et c’est une hérésie de croire que vous pouvez nier vos faiblesses et vos réactions naturelles de protection ou d’espoir.

C’est pourquoi le hedging reste une technique intéressante : pour pallier, rarement de préférence, à vos dérives humaines.

Concrètement, voici un exemple :

Vous rentrez en long sur 100 et le marché dévisse jusqu’à 90.
Votre politique de risque était pourtant claire et votre stop initialement placé à 98 aurait dû vous éviter cette souffrance.
Oui, mais voilà, aujourd’hui ; vous aviez un horoscope sympa, ou vous avez mal dormi, ou vous deviez inviter une femme dans un super resto ce soir, alors, votre stop… !

Vous prenez donc un short, avec un volume équivalent : votre perte latente est de 10 + spread X 2 quoique fasse le marché : cela vous donne du temps pour accepter la situation et pour chercher une solution.

Une grande difficulté à ce moment, c’est de ne pas couper une jambe du hedge. Sur notre exemple, disons que le marché continue de baisser, 85, 82, 80 ; la tentation est grande de couper le short, de prendre ses gains et d’espérer que le marché remonte pour prendre des gains en long… hasardeux!

Le hedge sert à se couvrir, ne l’oubliez pas !
Par contre, si vous avez un signal conforme à votre stratégie initiale en short, rien ne vous empêche d’avoir un short plus important que le long et de déboucler partiellement la position gagnante, pour commencer à combler la perte latente.

Car le voilà l’intérêt : votre perte reste latente tant que vous ne débouclez pas le hedge, et ceci offre un avantage certain : vous avez le pouvoir de diluer votre perte avec les gains que vous faites par la suite. Au niveau émotionnel et comportemental, les implications sont très différentes :

1- Vous allez en baver pour revenir à l’équilibre :

Le travail que vous allez fournir pendant 10 jours, 20 jours, 3 mois pour revenir à l’équilibre peut vous apprendre à mieux vous maîtriser et c’est ainsi que je vous invite à le prendre. De cette manière, vous ne vous punissez pas financièrement, mais vous vous éduquez, vous vous responsabilisez.
Chaque matin, vous revenez devant votre station et vous voyez cette perte latente, c’est dur, mais ça remets les idées en place : J’ai agi avec impulsivité ou avec peur et aujourd’hui, je trime pour en amoindrir les conséquences.

2- Vous n’entamez pas réellement votre capital :

Il ne faut pas nier la perte latente, elle est réelle et tôt ou tard, vous devrez l’assumer. Toutefois, en attendant, vous pouvez fonctionner et prendre de la distance sur cette situation.
Vous allez « sacrifier » vos gains pour combler progressivement cette perte.
A chaque gain, vous débouclez partiellement le hedge et peu à peu, vous sortez de cette situation en restant plus ou moins neutre.

L’inconfort évident de cette situation pourra devenir un moteur pour se poser les bonnes questions :

– Mon système de travail correspond-il à mes besoins psychologiques ou dois-je en changer?

– Pourquoi ai-je reculé mon stop lors de la position initiale ? Quel en était le bénéfice ?

– Que puis-je mettre en place humainement, techniquement et au niveau opérationnel pour me protéger de ces réactions ? De quelle manière mon système de travail pourrait-il répondre à mes besoins psychologiques ?

Back to reality

Nous utilisons tellement d’illusions pour vivre et pour grappiller des miettes de bonheur ou de force. Elles sont comme des béquilles, des voiles que nous posons sur une réalité ennuyeuse ou cruelle.

Illusions sur soi ou sur les autres, les dialogues internes se veulent faussés par le prisme de nos espoirs et nous devenons parfois notre propre bourreau, car lorsque la réalité nous rattrape, froide et implacable, les illusions s’écroulent, laissant dans leur sillage une immense peine, de la colère et un sentiment d’impuissance et d’injustice.

Pourquoi nous mentons-nous à nous même ? La réponse est probablement très vaste et personnelle à chacun, mais je vous propose une piste aujourd’hui : parce que nous ne voyons pas plus loin que le bout de notre nez, tous autant que nous sommes.

En trading, nous avons besoin de croire que notre implication et notre travail seront récompensés. Nous nous accrochons parfois tellement farouchement à ces illusions qu’elles peuvent nous pousser à notre perte, mais peu importe : « Aujourd’hui, j’y crois, alors je me sens bien et j’avance »

Les illusions seraient donc aussi un moteur motivationnel : « parce que j’y crois, parce que le mensonge est séduisant et bien tourné, il me permet d’avancer et de donner le meilleur de moi-même ». Les illusions auraient –elles donc une valeur positive ? Il faut croire que oui puisque grâce à elles, nous parcourons une partie du chemin.

Reste donc à se préparer mentalement pour savoir faire face, au moment où elles s’écroulent, à un retour à la réalité. Reste donc à apprendre à en utiliser la force sans s’y perdre. Reste donc à voir les illusions sous leur vrai jour, un moyen d’avancer et non une fin inaccessible.

5 qualités qui font échouer à l’école, mais réussir en trading

Quelles sont les qualités utiles en trading et considérées comme des défauts par le système scolaire, et plus globalement, comment « la masse » nous encourage à échouer?
Penser différemment donne des résultats différents: parfois bons, parfois mauvais, mais définitivement personnels et porteurs de nouveauté. Pourtant, les personnes qui pensent différemment ne sont pas faciles à « gérer » et sont sans cesse invitées à revenir dans le moule.
Voici les 5 caractéristiques des personnes qui échouent à l’école et qui réussissent dans leur vie.

  • Déséquilibré :

On l’appelle aussi : « le passionné ». Il n’a pas plus de temps ou de ressources dans la vie qu’un autre ; alors, toute l’énergie, tout le temps, toutes les ressources qu’il développe dans sa passion, il ne les utilise pour travailler le reste…
Les personnes qui réussissent sont donc des personnes déséquilibrées par rapport à la « norme » de compétence : excellent pour une chose, mauvais pour tout le reste. Je suis bien placée pour savoir que constamment, on encourage ces personnes à devenir moyennes en tout et bonnes en rien.

En trading, il faut préciser ce que j’entends par passion, car certains pourraient se méprendre. Être passionné de trading, c’est bien, ça aide… Toutefois, je parle de passion au sens large : de passion ouverte et élargie. Certains seront passionnés par l’informatique, d’autres par l’économie, certains s’enflammeront dans les études d’indicateurs, et d’autres, il ne faut pas chercher loin… se focalisent sur la psychologie. Mais rares sont ceux qui se passionnent pour l’ensemble, tant les gouts sont larges, voire opposés. Comment se passionne-t-on d’économie quand on est un ponte de la programmation informatique? Comment peut-on s’extasier devant Ichimoku quand on réfléchit à la résilience en trading?
Le passionné devra donc rentrer en lien, et pour ce faire, il doit être…

  • …Sociable :

Si un passionné seul ne peut pas avoir l’ensemble des compétences nécessaires à une réussite franche et massive en trading, plusieurs passionnés ensemble, chacun dans leur domaine, ça peut déchirer!
Et pour les trouver, ces autres passionnés indispensables pour devenir un trader redoutable, il faut être sociable, autrement dit par les profs, « bavards ».
Je sais qu’il n’y a pas beaucoup d’anciens bavards dans mon lectorat, mais qui sait, peut-être que la perspective d’avancer avec d’autres personnes peut vous dérider la langue ? Le bavard, pour le système scolaire c’est un futur looser, alors que dans une vie d’adulte, le bavard crée des connexions avec le monde, les idées et les informations.
Le bavard découvre le monde avec des idées fraiches qui sont autant de pistes d’évolution possible. Il sait trouver chez l’autre les compétences qui lui manquent, il est généreux et sincère, il est connecté au monde.
Soyez bavards ! Enfin, moi je dis ça…
L’idée va peut-être piquer votre…

  • …curiosité:

Être curieux en trading, cela permet de progresser, de découvrir, d’être acteur et non-spectateur des évènements. Se mettre en route et regarder ce qu’il se passe, ouvrir grand les yeux et être là, pleinement.
Le curieux découvre, explore d’autres pistes de réflexions, d’autres postulats, bref, d’autres possibles. Il avance en aveugle, ne sachant pas franchement où cela va le mener, mais peu importe, car il prend du plaisir dans cette promenade nocturne. Il tâtonne, il regarde, il s’émeut, se surprend, s’extasie et il progresse constamment. La curiosité en trading vous permettra de mieux connaitre la technique, de découvrir des idées de stratégie, de travailler votre comportement et de prendre du recul, bref, elle vous rendra compétent.

  • … créatives :

La créativité en trading vous permet d’explorer d’autres pistes que celles que vous avez l’habitude de privilégier.
Être créatif repousse les frontières de l’imaginable, pour le meilleur et pour le pire, ça dépend…
Quoi qu’il en soit, le créatif bouscule et ouvre des voix. Il propage des idées farfelues, mais parfois pas si bêtes, et ces idées ont quelque chose de cher : elles sont rares.
A l’école, le créatif est dispersé, bizarre, décalé. La société rechigne à bouger. En même temps, on ne peut pas la blâmer, faire bouger toute une société, c’est long ! Alors les bizarres, les dispersés sont mis dans un coin de la classe pour ne pas trop perturber la paix qui règne sous le joug du conformisme.
Par voie de conséquence, ce gamin déséquilibré, bavard, hors sujet et bizarre finit par être…

  • …Non impliqué :

Et en trading, être non impliqué, ça peut être utile.
A ce stade, j’ai bien conscience que je dois assembler les pièces d’un puzzle, parce que lundi, je vous parle de passion et vendredi, de non-implication…n’y aurait-il pas une contradiction quelque part?
Vous pouvez être passionné par le travail de fond sans être impliqué dans une position précise. Peu importe une position, combien en passerez-vous? Combien en avez-vous déjà passé? Ce n’est qu’une parmi tant d’autres. Ce qui importe, c’est l’ensemble. Votre richesse ou votre pauvreté éternelle ne se jouent pas aujourd’hui, mais avec une somme énorme de petites actions. Si la passion peut vous permettre d’être pugnace dans leur réalisation, elle vous permet aussi de vous désengager d’un résultat immédiat: vous aimez ce que vous faites, vous n’avez pas besoin de réussir immédiatement pour entretenir votre motivation.
Une réussite en trading, c’est la loi des grands nombres, être non impliqué dans votre position immédiate vous aidera à faire pencher la balance en votre faveur.

Malediction de Cassandre et trading

Cassandre, la plus belle fille de Priam a ensorcelé Apollon qui par amour lui accorde le don de prophétie. Mais Cassandre ne partage pas ses sentiments et elle rejette le Dieu magnifique de la divination. Pour se venger, le mauvais joueur la condamne à prophétiser la vérité sans jamais être crue. Elle voit les catastrophes arriver, tente de mettre les hommes en garde, mais personne ne l’écoute.

Cette histoire donne son nom au syndrome psychique d’une personne qui fait preuve d’un pessimisme excessif et qui prévoit toujours le pire, annonciateur éternel des catastrophes possibles. Je ne vais pas rentrer dans le débat de la véracité des prophéties des Cassandres, car ici n’est pas la question, mais sur le point de vue en trading.

Qu’avons-nous à gagner ou perdre à prévoir le pire ?

Nous pouvons y perdre toute notre force: confiance, motivation, joie, espoir. Si je prévois le pire de manière globale, j’aurais du mal à agir et à être heureux. Tentons donc d’aborder la question avec nuance et stratégie :

Et si je ne prévoyais le pire que sur des actions spécifiques et ciblées ?

Et si cette prédiction ciblée était un moyen pour réussir de manière globale ?

Nous aurions tout à gagner !

Confucius disait : « Se préparer au pire, espérer le meilleur, prendre ce qui vient »

Ça laisse songeur…

Concrètement, je vois les choses de cette manière :

Lorsque vous rentrez en position, avec la ferme intention de gagner, vous avez tendance à vous accrocher à votre trade, à développer votre affect et cela complique la gestion. Alors que si vous rentrez avec la conscience claire, forte et assumée que ce trade peut-être perdant, que c’est normal et prévisible, vous pourrez agir avec plus de distance.

La prédiction catastrophique sur une position unitaire devient donc un moyen pour réussir de manière globale.

Pour des raisons factuelles tout d’abord telles que le positionnement des stops ou l’exposition, et psychologiques ensuite, dans l’acceptation a priori de perdre.

Cette histoire de Cassandre est donc une bonne image pour le trader qui, s’il veut accéder au meilleur, doit savoir prévoir le pire.

Merci à Gil de m’avoir rappelé cette histoire.

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L’art de la guerre

Est-ce innocent si l’on utilise le même mot sur le plan militaire et pour le trading : la stratégie ?

Le mot même de « stratégie » induit un combat, une lutte entre 2 forces opposées et le guerrier considère de nombreux facteurs pour élaborer sa stratégie.

L’un d’entre eux est l’environnement : analyser l’environnement pour s’y adapter et pour l’utiliser à son avantage.

Globalement, cette approche passe par plusieurs étapes :
1- Se détacher de tout partit pris tel que des croyances préconçues, des illusions ou des espoirs qui pourraient venir parasiter notre observation.
2- Une observation globale et détaillée du terrain et de la situation.
3- Une évaluation des ressources à disposition et un souci pour les accroître si possible ou nécessaire
4- Une évaluation des forces et des faiblesses opposées
5- Une recherche d’efficience avec cette question centrale : comment vais je courir le moins de risque, utiliser le moins de ressource pour un meilleur résultat.

Un bon chef de guerre n’attaque pas n’importe où et n’importe comment, alors, pourquoi le feriez-voue en trading ?

Engagé ou addictif?

L’engagement au travail est un état d’esprit caractérisé par un plaisir manifeste. La personne a de l’énergie, de la joie, une volonté forte et stable et une capacité de résilience en cas d’échec.  Elle trouve du sens à ses actions et elle a une certaine fierté. Pour elle, le temps passe vite et elle n’a pas le sentiment de faire des efforts.

Le trader addict n’a pas la même sensation de plaisir. Il est dans l’excès, dans une incapacité à réguler ses horaires de travail. Il passe l’essentiel de son temps devant ses écrans, délaissant les autres activités ou personnes de son entourage. Il y pense constamment, et quoi qu’il fasse, quelque résultat qu’il obtienne, il n’est pas satisfait. Il en veut toujours plus, il est dans l’obsession.

Il est souvent fatigué, il se désocialise, il n’éprouve plus de gout à rien.

Être engagé dans votre trading est porteur d’énergie, de plaisir et de performance, être obsédé par votre trading est une lente descente aux enfers. Entre les 2, une frontière poreuse et impalpable.

Aucun de nous n’est pas l’abri, ni vous, ni moi…Par contre, nous pouvons tous rester attentifs, voir les choses deriver et nous en prémunir.

L’apprentissage modifie l’architecture du cerveau

Voici le morning du 12/11, abonnez-vous!

Grâce aux IRM, ces dernières décennies nous ont appris beaucoup de choses sur notre cerveau.
Hier encore, nous pensions qu’à partir de 20 ans, il ne faisait que lentement décliner, à présent, nous savons que c’est faux.
Le cerveau a une grande plasticité et toute notre vie, nous créons des voies neuronales qui se matérialisent par des compétences et par des comportements.

Que d’espérances dans cette vérité biologique : rien n’est définitivement figé. Nous sommes libres ; au prix d’efforts, de motivation et d’envie de modifier nos automatismes, de progresser et d’acquérir des savoirs, faire qui nous semblent inatteignables.

La loi de l’attraction ne serait donc pas une vaste fumisterie New-age ?
Si nous voulons éperdument, farouchement et obstinément, nous avons donc la possibilité de changer et d’acquérir les compétences qui nous manquent, même si c’est au prix d’un travail colossal.

Reste à savoir ce qu’il nous manque, ce qui n’est pas toujours évident.

Il y a quelques jours, j’avais cette conversation avec un trader que je coach à propos de comportements impulsifs:
-Je suis comme ça, que veux-tu ? Me dit-il
-Moi, je ne veux rien, et toi, que veux-tu ?
-Je veux apprendre la patience
-Tu veux vraiment devenir patient ? Tu en es sur ?
-Non
-Pourquoi ?
-Être patient, c’est ennuyeux »

Nous y voilà ! Si vous ne voulez pas vraiment acquérir une compétence, si vous ne voulez pas viscéralement créer des nouvelles voix, regardez-le en face et réfléchissez à un mode opératoire qui vous permettra d’en faire l’économie.

Paul a besoin de savoir

Voici le Neuro-trading morning du 05/11. Si vous en voulez tout les matins, abonnez-vous!

Paul a besoin de savoir, il erre depuis longtemps sans parvenir à gagner durablement. Il se forme, tente différentes approches et passe des journées interminables à chercher sans trouver : c’est comme une aiguille dans une botte de foin.

Paul a besoin de savoir, il a perdu de l’argent, il a investi dans sa formation et maintenant, il devient fébrile et nerveux. Il doute, mais ne se résout pas à arrêter, il s’inquiète pour son avenir et ne sait plus comment s’y prendre pour avancer. Il est bloqué.

Paul a besoin de savoir et il refuse une donnée importante dans notre job : on ne sait pas, on ne sait rien, on ne sait jamais et c’est du travail temporaire et précaire. On est comme le gars qui fait des déménagements avec Randstad: hier est mort, demain n’est pas.

Paul a besoin de savoir, et tant qu’il en aura besoin, il perdra… N’attendez aucune autre certitude que celles qui dépendent de vous.

Bon courage

Atteignez les sommets

Voici le  » Neuro-Trading Morning » du 28/10/14,  si vous en voulez tout les jours, inscrivez-vous sur la page d’accueil!

 

Construire un trading profitable, c’est comme faire de l’escalade !

Avant de commencer à grimper, il faut vérifier plusieurs choses, comme la météo ou le matériel.
Le grimpeur définit un itinéraire approximatif, car évidemment, tant qu’il n’est pas devant la prise, il ne peut pas être sûr de sa viabilité. Il accepte cette zone d’incertitude qui fait partie de l’ascension. Il sait qu’il a les moyens de prendre la bonne décision au moment où il se trouve devant la prise.

Par contre, il sait exactement où il veut arriver, il connaît ses limites et il se donne les moyens de ses attentes. Il fait beaucoup de poses pour affiner son itinéraire et délimiter où les prochains gestes vont l’amener. Il sait que s’il n’est pas arrivé à telle heure, il devra faire demi-tour. Il sait que si la pluie le surprend, il devra faire demi-tour. Il sait que s’il se blesse, il devra faire demi-tour.

Alors il reviendra un autre jour, pour tenter à nouveau cette ascension.

Le grimpeur a besoin d’être à la fois fort et léger ; souple et robuste ; adaptable et déterminé.
Sa réussite ne se construit pas au moment d’escalader la paroi, mais au cours des semaines, des mois, des années qui précédent.

Il s’entraîne avec pugnacité et régularité ; il s’entoure de personnes qui partagent sa passion, il organise sa vie pour progresser avec acharnement. Il fait attention à ses conditions physiques et mentales et il soigne son corps autant que son âme.

Oui, construire un trading profitable, c’est comme faire de l’escalade ; pour parvenir au sommet, vous devez avoir la bonne préparation.