Aversion au risque

Perception du risque

Pour bien gérer votre risque de façon concrète et pratique, vous devez avant tout comprendre votre perception personnelle du risque. La gestion du risque financier reste la base d’un bon trading , vous avez donc besoin d’identifier la manière dont le percevez.

La majorité des gens a une aversion au risque plus ou moins consciente. Cette aversion est la conséquence d’une perception irrationnelle de l’environnement et l’inadéquation entre l’individu et la place qu’il prend sur les marchés.

Il y a donc deux actions distinctes pour gérer l’aversion au risque :

  • La rationalisation conscience grâce la compréhension de votre zone de risque personnelle : an trading, vous ne risquez pas que de l’argent, vous risquez aussi l’image que vous avez de vous-même, la confrontation avec certaines peurs ou la remise en cause de valeurs importantes. Il faut débarrasser votre process décisionnel de ces parasites pour rationnaliser vos choix de gestion.

 

  • La mise en place d’une méthode travail qui corresponde à votre identité parce que vous ne parviendrez jamais à rationnaliser votre approche du risque si vous opérez à l’encontre de vos instincts.

 

Le Novateur

Le novateur est une facette qui se sent responsable, il aime la logique et il a souvent une aversion au risque que je qualifie de positive car la motivation de base est souvent porteuse de comportements performants car il prend la peine de mettre en place un systéme de trading complet.

Toutefois, le novateur, qui a le gout du concept et de l’analyse, va chercher l’optimum stratégique sans réfléchir à sa capacité d’application. Il met au point des systèmes viables mais ne parvient pas à les respecter avec discipline.

Pour faire court, dans son rapport au risque le novateur a deux points faibles :

  • Le plaisir dans la recherche et non dans l’application disciplinée d’un systéme, schématiquement, c’est un chercheur éternel.
  • Sa tendance à se sentir coupable. La limite entre responsable et coupable est très fine et le novateur peut facilement se sentir coupable de perdre, ce qui l’amène vers des réactions irrationnelles.

Globalement, un novateur devra travailler en deux temps, comprendre ces leviers personnels tout d’abord et pour un novateur, ce n’est pas évident car il n’a pas de gout pour ça.  Ensuite seulement, il pourra traduire ses besoins mentaux en action concrète de trading.

 

Gestionnaire

Un trader qui a une forte facette de gestionnaire recherche la maîtrise, l’aversion au risque sera systématiquement présente.

Si cette aversion trouve sa source dans de la peur, « il ne supporte pas de se sentir menacé », cela va rapidement l’amener vers une incapacité d’action, il sera tétanisé et ne parviendra plus à opérer. Il faudra avant toute chose réduire le besoin de sécurité et accepter que le trading présente des risques.

Si le gestionnaire a le gout de la maîtrise sans la peur de l’absence de contrôle, c’est plus simple à gérer parce qu’il est moins réactif et moins vulnérable. Il va utiliser cette motivation pour faire rentrer au maximum le trading dans la case de ce qui est prévisible. Quelqu’un qui a ce type de levier sera probablement attiré par du trading algorithmique.

 

Participatif

Le participatif a une certaine aversion au risque parce qu’il aime la douceur et l’harmonie. La violence du trading le pousse dans ses retranchements. C’est aussi une facette sociale, qui a besoin de relations ; pour ces deux raisons, il devra opérer avec une notion de communauté.

Les freins du participatif sont faibles mais il n’a pas de motivations fortes en face. Son principal point faible est donc l’absence de gout pour le trading de manière générale.

 

Soumis

Ceux qui ont un instinct grégaire soumis ont une aversion au risque peu consciente et pour la gérer, il faut avant tout la reconnaitre et l’accepter comme une réalité.

Un  trader dans la soumission devra privilégier un bon risk reward, quitte à faire beaucoup de petites pertes.

 

Se détacher du résultat

 

L’aversion au risque du novateur vient de son gout pour la logique et de son sens des responsabilités. Celle du gestionnaire vient de son besoin de maîtrise. Le participatif a besoin de douceur et l’instinct grégaire soumis cherche la protection. On ne va pas gérer toutes ces motivations de la même façon.

Pourtant, il y a une chose commune à toutes ces personnes, c’est l’implication émotionnelle dans le résultat immédiat. Plus vous serez investi dans votre résultat, plus vous aurez besoin de bonne performances, plus votre aversion au risque va augmenter, vous poussant vers des attitudes néfastes à votre mental et à vos performances.

C’est le temps et la loi des grands nombres qui apportent une sorte de justice. Pour gérer votre aversion au risque vous devez impérativement vous détacher du résultat immédiat.

 

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