Cercle vicieux et vertueux

Nul n’est à l’abri et la moindre erreur en engendre d’autres qui , au bout du compte, peuvent coûter cher ! Phrase funeste qui mérite un brin d’explication.

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler de mon travail précisément et de ce que j’ai vécu la semaine dernière, à titre d’exemple explicite.

Vous n’êtes probablement pas sans ignorer que mes capacités techniques se résument au plus simple appareil; je ne l’ai jamais caché, et cela ne m’empêche pas de fonctionner puisque je me suis structurée en conséquence ! Sur l’aspect technique donc, je délègue nombres de tâches à un IT que nous partageons avec Olivier.

Mais, je vous prie de m’excuser, je m’égare et pour bien comprendre l’ensemble, je dois vous faire un petit flash-back.

Au mois de décembre, FXCM m’a proposé de bénéficier de leur licence de gestion pour gérer des comptes clients. C’est une évolution que je commençais à envisager secrètement, dans mes fantasmes les plus fous ; et j’ai donc accueilli cette opportunité comme un cadeau de la vie.

Les fêtes passent, les choses se mettent en place tranquillement (ça ne se fait pas en un claquement de doigt) et je travaille avec la perspective de rendre mon compte public lorsque tout sera en ordre.

Dans mon soucis d’offrir une gestion aussi peu anxiogène que possible à mes futures clients , je cherche des moyens pour lisser au maximum la performance et éviter l’effet yo-yo ; réduire le drawdown et présenter des performances moyennes, mais surtout régulières. La régularité devient alors mon obsession, tant est si bien qu’elle a causé le cercle vicieux dans lequel je me suis embourbée, 2 jours durant.

Si je réfléchis bien à l’enchaînement, cette quête était la première phase du cercle vicieux.

Le 22 janvier, j’ouvre donc un compte , qui avait pour vocation d’être rendu public. Jusqu’au 12 février, je réalise chaque jour entre 0,15 et 0,50 % en scalping ( avec une journée négative à -0,35%) . Je trouve cette courbe trop irrégulière et travaille à un moyen de lisser au maximum cette performance à 0,30 % journalier.

Notre IT avait donc reçus début janvier la mission de mettre en place un EA qui m’aiderai à parvenir à ce but ( l’EA Data hma retravaillé pour ceux qui connaissent). Il me présente la chose le 12 au matin, cela semble prometteur, et je lui demande de mettre ce robot en test sur un compte démo, ouvert à cet effet.

Les hasard du planning ont fait que je n’étais pas devant ma station à ce moment. D’ailleurs, je n’avais aucune raison d’y être puisque j’avais terminé ma journée de trading et que les test devaient être fait en démo ! Sauf qu’au lieu de brancher le robot sur un compte démo, notre IT l’a branché sur mon compte réel, celui là même qui devait être rendu public dans quelques jours/semaines.

Je reviens ensuite à mon bureau, je rouvre mon compte et que vois-je? Le robot qui tourne, avec une ribambelle de positions ouvertes, et une perte latente de 3 %  ! Mon sang ne fait qu’un tour, vous imaginez ! 2 semaines de travail mises aux ordures, en l’espace de 2 heures, pour une faute tellement bête ; j’exulte !

J’analyse chacune des positions, devant moi, je n’ai que des scénarios invalides, je coupe les positions, les unes après les autres et je fais le triste constat d’avoir ruiné 2 semaines de travail.

Voila la première conséquence de cette quête illusoire de régularité parfaite : tenter de maîtriser l’impossible vous pousse à faire des fautes ridicules !

Concrètement, aucun exercice d’ancrage, de PNL ou de neurocognitivism n’a put m’aider dans cet instant: la colère, oppressante ; la frustration infinie ; c’est tout mon être qui appelait à la vengeance ! Stressée par ce constat, je rentre en lutte contre la terre entière : « ils vont voir ce qu’ils vont voir, je vais tous les BIIIIIP ! »

Et voilà la troisième phase du cercle vicieux qui s’enclenche : Prise de position non conforme à ma stratégie, exposition trop importante, gestion émotionnelle à un mouvement défavorable et voilà une troisième semaine de travail ruinée, balayée, et mon instinct de guerrière peu à peu cède la place à celui de la fuite, effrénée, déraisonnée, éperdue. Tel un chien battu, je quitte mon bureau, l’œil morne, les nerfs en pelote…

Bref ! Jeudi noir pour Caroline ! Cela faisait plus d’un an et demis que cela ne m’était pas arrivé. Exténuée, laminée, abattue, je m’écroule devant ma propre stupidité et je décide d’aller me coucher : game over ! Demain est un autre jour !

Nous voilà lundi et aujourd’hui, c’est avec un sourire bienveillant et compatissant que je regarde cet épisode car j’ai appris plusieurs choses :

1- Nul n’est à l’abri et c’est lorsqu’on se croit « sortit d’affaire » que l’on devient plus vulnérable que jamais.

Jamais je ne devrais oublier ce que je suis : humaine. Ce n’est pas le fait de donner des conseils et des outils sur ce site qui me prévalent de mes erreurs comportementales.

Je n’ai pas de super-pouvoir et mon seul rempart reste le respect de mon système.

A force donner des conseils, n’en vient-on pas à oublier de se les appliquer , considérant comme un acquis ce qui ne pourra jamais l’être.

J’ai très certainement « péché » par orgueil , c’est une leçon légitime que j’ai reçus. Se gargariser d’auto-concupiscence ne donne qu’une illusion de confiance. C’est un peu comme lorsqu’on cherche à se convaincre soi-même de notre propre valeur : je suis comme tout le monde, avec des qualités et des défauts et je ne vaut ni plus, ni moins que vous, qui me lisez. Je l’ai peut-être un peu oublié ! Voilà que je m’en souviens !

2- Je dois apprendre à reconnaître les « hyper- investissements » sur une problématique.

J’ai voulu faire mieux que ce que je faisais déjà bien. Était ce utile ? L’investisseur qui fait appel à un account manager attend -il des performances aussi régulières qu’un placement à la banque postale : NON ! Il attend plus et il accepte de courir plus risques pour cela.

L’instinct maternel n’a pas sa place ici, et je ne dois aucune protection à la personne : je dois protéger son argent, pas elle !

J’ai voulu proposer le beurre et l’argent du beurre : un portefeuille performant, régulier et sécurisé à l’extrême : cela n’existe pas.

Je le savais pourtant, mais cela ne m’a pas empêché de me faire prendre au jeux !

Au même titre que j’accepte le risque pour mon compte, je dois accepter le risque pour les autres.

De plus, cette quête sécuritaire a eut un effet totalement inverse : cela m’a poussé à prendre des risques que je n’avais pas pris depuis peut-être 2 ans !

Je dois donc accepter de gérer l’argent des autres comme je gère le mien, ni mieux, ni moins bien !

3- Sortir d’un cercle demande une démarche consciente :

La réussite se nourrit d’elle même , le trader a un bon système, un bon comportement, il réalise ses petites performances sans trop de heurs, il va instinctivement continuer sur cet axe. D’un autre coté, l’échec aussi se nourrit de lui même, on slalome entre les peaux de bananes, on se sent mal ; on veut tellement se sentir bien , rattraper un retard, se rassurer, que l’on cultive l’échec et la peur.

Probablement que j’étais dans un cercle vertueux depuis trop longtemps, et que j’ai oublié à quel point il était fragile et précieux.

Pour sortir du cercle vicieux dans lequel j’ai pataugé la semaine dernière, il a fallu faire un stop, se dire : «  voilà, j’ai déconné, et maintenant, je fais quoi ? »

« Eh bien ma grande, maintenant tu clôtures ce compte, tu repars à zéro et tu reportes ton projet de quelques semaines ! Tu laisses tombé cette envie d’offrir de la sécurité là où il n’y en a pas ! Les gens qui te suivront devront l’accepter : le trading, parfois tu gagnes, parfois tu pers. Ton job , c’est de gagner plus souvent que de perdre, point final ! »

4- Mieux vaut tomber dans une fosse à purin sans spectateurs !

Vendredi, je me suis entretenu avec la personne qui s’occupe de ma régulation AMF et BaFin ; et il me disait : «  Mais c’est très bien ! Vous allez pouvoir vous cadrer avant même de commencer ! Certains account manager font des erreurs bien plus graves et ne s’en sentent absolument pas responsables, votre approche est très saine ! Je suis certain que ça ira» Ce à quoi je lui réponds « Évidemment, il vaut mieux tomber dans une fausse à purin toute seule dans la campagne que sur un podium de la fashion week, n’empêche que ça pue et il faut vraiment être pas net pour refuser cette évidence ! »

J’ai donc appris, stupéfaite d’ailleurs, que parfois, des bons traders n’ont absolument pas le sens des responsabilités et que ma capacité de remise en question me permettra de traverser bien des obstacles ! Quand-même !

5- On change un paramètre, c’est tout l’éco-systéme qui change

J’ai ouvert ce compte pour présenter mes stats publiquement, auditées et pour dire : « si ça vous plaît, rejoignez-moi » Hors, je n’avais jamais travaillé avec cette approche. Ce changement d’objectif m’a incité à changé ma manière d’opérer et ceci est une grave erreur : Le mieux est souvent l’ennemi du bien !

Évidemment, le gens se sentent en sécurité avec de la régularité, mais il vaut mieux mieux gagner de l’argent avec irrégularité qu’en perdre régulièrement ; enfin, je crois…

6- Patience fait plus…

…que force et courage ! Il me semble avoir déjà vu ça quelque part…

Je vais prendre le temps de me faire à cette approche de gestion de comptes tiers avant de communiquer sur la question. Laisser chaque jour apporter un peu plus de maîtrise, de sérénité et d’acceptation de ce changement psychologique notable : gérer publiquement des comptes clients , accepter d’être jetée sur la place publique pour y être jugée à l’ode de mes performances.

Peu importe le temps que cela prendra, le bon moment finira par arriver…

Après relecture de l’article , je pense prendre un vrai risque en le publiant,

Sur le net, les « traders » qui parlent de leur activité n’évoquent que rarement les doutes et les dérapages, beaucoup se créent une image toute propre, toute belle: c’est l’histoire que vous avez envie d’entendre qu’ils vous servent pré-digérée :

« Vous galérez en bourse et vous voulez devenir riche ? Faites comme moi, je vous explique tout pour 99,90e/mois ! »

Face à ces « mensonges », ma vérité pourra être comprise par certains comme une absence de professionnalisme, manquer de panache pour d’autres ; et je risque clairement de me décrédibiliser dans mon activité de coach et dans la construction de mon avenir d’account manager.

Pourquoi je le publie ceci alors ? Pourquoi je n’applique pas les recettes d’autres « trader-formateurs-vendeurs de vent », qui ont bien plus de succès que moi ? Je sais pourtant comment faire et j’ai bien compris que la voix de l’honnêteté et du rationalisme n’attire pas les foules.

Globalement, les gens veulent du rêves, pourquoi je n’en sers pas à volonté en choisissant de publier ce qui est racoleur et en cachant le reste ?

A mon sens, mentir par omission est la forme la plus vicieuse du mensonge ; tant elle reste dans le dénie.

Moi aussi je ment parfois, évidemment ! C’est le seul moyen de garder des relations dans une vie. Mais comment pourrais-je être cohérente si je décidais de passer sous silence ce petit épisode de trading ?

Du coup, je gère cet article comme une position risquée sans stop loss ni target ; et je fais un parie : je mise sur l’intelligence et le recul ; je mise sur la construction de relations saines avec mes clients à venir et mes lecteurs, je mise l’acceptation de notre humanité, dans ce qu’elle a parfois de grandiose et de minable.

12 réflexions au sujet de « Cercle vicieux et vertueux »

  1. Bravo pour cette honnêteté dont beaucoup devrait s’inspirer dans le petit milieu du trading francophone. Le trader infaillible, qui ne fait jamais d’erreurs, qui gagne à tous les coups n’existe pas ! Même quand on s’appelle Seykota ou Soros on fait des boulettes ! Tu as choisi la voie de l’intégrité, tu t’installe dans une vision long terme. Les marchand de magie eux vise le court terme, le profit instantané, en général ils disparaissent aussi vite qu’ils apparaissent.

  2. En premier lieu, bravo pour votre honnêteté. Je suis étonné ( peut être pas tant que cela) de l’ampleur qu’a pris un –3% qui n’est pas si grave même si cela peut être plus ou moins conséquent à « combler » pour un scalpeur qui par définition « mange des miettes ». Dans les milieux, beaucoup aimerait qu’un « gros accident » soit cantonné à un –3%, même pour les plus aguerris. L’erreur est bête, c’est indéniable mais elles le sont toutes, tout domaine confondu. Le trading n’y échappe pas. Dès lors, il faut l’accepter, prendre ses pertes, l’analyser, se pardonner et repartir en selle. Facile dit de la sorte, parfois plus compliqué pour certains à mettre en œuvre. Dans votre situation, la perte reste acceptable, et la cause de celle-ci ne remet ABSOLUMENT PAS en question votre stratégie et encore moins votre capacité à l’appliquer. Froidement, on a envie de dire que c’est la plus bête des erreurs, probablement une étourderie au conséquences minimes. Jusqu’ici pas vraiment de quoi être enragé plus de 10 minutes. Mais c’est là que le bât blesse. Comme introduit plus haut, l’ampleur de cette situation comme on l’a vu qui n’a rien de catastrophique, a pris des proportions « bibliques ». En vous lisant, on pense immédiatement à l’envie de bien faire, trop bien faire, qui découle de la pression présente et à venir que constitue la gestion de mandat. En effet, vous allez être jugée, notée, critiquée, évaluée, comparée, et devoir rendre des comptes à vous même et maintenant à d’autres personnes inconnues. A préciser que cela vient s’ajouter à la « pression » quotidienne que peut représenter le marché comme par exemple une période de « vache maigre ». Il faut donc avoir un moral d’acier qui, il faut le reconnaître n’est pas donné à tous. Gérer ses propres avoirs et ceux des autres ne relève pas du même exercice même si la technique reste la même, tout du moins sur le papier. Chaque individu est unique, et certains gèrent très bien la pression, à vrai dire ils n’en ressentent pas. A contrario c’est plus compliqué chez d’autres, parfois pour des raisons personnelles. A noter que l’égo rentre dans l’équation. C’est d’ailleurs une des plus grandes causes d’échec. D’illustres personnages on en fait la démonstration. Dans votre cas, il n’y a finalement rien d’inquiétant, à priori tout du moins. Vous avez très bien réagit en coupant les pertes, ce qui est un point très positif. Beaucoup trop d’intervenant, même avec l’expérience passe en « mode espoir » comme disent les jeunes. Le fait de vous être remise en question constitue un second point positif. Analyser sa perte est essentiel avant de repartir de plus belle. C’est à cet instant que les problèmes arrivent. D’après moi et comme cité plus haut, l’erreur commise n’est pas « grave » que ce soit dans sa commission ou conséquence. Certes cela fait mal sur l’instant mais aucune raison de s’emballer. Dans un monde parfait, vous auriez dû couper les pertes (ce qui a été fait) et prendre note dorénavant de toujours vérifier que les instruments soient sur le bon compte. Il s’agit d’une faute d’inadvertance. Comme vous l’avez justement souligné, être humain c’est faire des erreurs, et surtout les accepter. A cette étape, il vous reste plus qu’a rajouter sur votre checklist de fin de journée « vérifier l’état des instruments en fonction ». On est censé contrôler l’essence, l’huile, pneus, freins, feu de la voiture avant de démarrer ! ! ! Je sais peronne ne le fait.
    Dans le vrai monde, tout du moins le votre, la réaction à été bien différente. Vous vous êtes infligée un cocktail très violent, partis en guerre contre …vous-même. Cela, bien que relevant plus du masochisme que d’autre chose, a permis de faire remonter à la surface un point sensible de votre mental, qui peut vous coûter chère en trading. La vrai question est de savoir si il s’agit un phénomène isolé, une simple poussé de fièvre, ou si cela est un signe d’une « maladie » installée plus profondément. Seule vous avez la réponse, mais il est indispensable de la trouver. Je termine ce long billet, en re-parlant de l’égo. Je site « ils vont voir ce qu’ils vont voir, je vais tous les BIIIIIP ! ». Le « ils » ne seraient pas certains traits de votre personnalité et non la terre entière ? Et leur faire voir quoi ? Que vous êtes infaillible ? la meilleure ? la plus forte ? Tout cela pour en retirer quoi ? de l’argent, la gloire ? le bonheur ?

    Dans tous les cas, on voit l’intérêt d’avoir un contrôle des risques rigoureux qui passe par l’intervention d’une personne extérieure non sous l’influence des émotions du trader.

    Cordialement

    1. Bonjour

      Tout ce que vous dites, je le sais et le mets en place depuis plus d’un an et demis sans faillir.

      Maintenant, je pense vraiment que nul ne peut se targuer de ne jamais être victime de lui-même. Étant donné le sujet de ce blog, il m’aurait paru inconvenant de « dispenser ma science » sans dire clairement que moi aussi, je suis parfois faillible et raconter l’enchainement, sans complaisance.

      Vous parlez de faiblesses du mental, j’ai une vision un peu différente: que chaque médaille a son revers; que nos qualités, nos moteurs (pour moi la persévérance et la combativité) peuvent parfois se transformer en faiblesses et nous jouer des tours : équilibre, équilibre!

      Un trait de caractère, c’est un package, avec tout son panel de nuances, de manques ou d’excès.

      Pour aller au fond de ma pensée, cet article a concrètement pour but de déculpabiliser le trader qui parfois ne se maîtrise pas. Sans rendre l’épisode anodin, je veux dire :
      « cela arrive, ne croyez pas ceux qui vous vendent une image parfaite, les erreurs que vous faîtes, d’autres les font aussi, et certains font pourtant du bon travail et vivent de ça! Ne vous demandez pas l’impossible et travaillez, travaillez et travaillez encore. »

  3. Bonjour Caroline, je vous connais depuis peu, mais apprécie jour après jour cette partie obscure de la psychologie en trading. Ajouté à une humilité qui vous honore, l’article que vous venez de publier le montre. Et c’est avec cet exemple , avec vos mots, qui montrent que nous ne sommes pas uniques dans nos échecs ! Je continuerais régulièrement à vous lire, bonne continuation dans vos entreprises, Hervé hossepian .

  4. Bonjour Caroline,

    Moi aussi, je te repète le mot BRAVO, tout a été dit par nos confrères tarders.

    Mais je te rajoute quand une belle phrase que j’ai toujours en tête :

     » LA MENACE EST PLUS FORTE QUE L’EXECUTION  »

    Restes comme,; une bonne et sincère personne.

    Cordiale salutations. E. Omar

  5. Si on regarde les choses avec un peu de distance et de stratégie :
    Avons nous un autre choix que d’assumer nos erreurs si nous voulons espérer progresser?

    J’ai reçus des mails ou l’on me dit « merci, vous êtes honnête… » et tout et tout…. ça le fait plaisir, c’est sûr, mais je veux préciser que c’est un positionnement intéressé et presque égoïste de ma part; puisque, assumer cette réaction instinctive de lutte me permet un peu plus de m’en éloigner…

    Je sais pas si c’est très clair, comprendra qui pourra;-)

  6. Bonjour Caroline,
    merci pour ce partage ö combien enseignant…..!
    Pépin= Butin….. Quel est le trésor ou quels sont les trésors qui se cachent dans cette situation …? Vous avez énoncé les plus visibles…. et les plus apparents….

    En trading personnel il faut canaliser son ego mais
    gérer des comptes pour autrui demande encore plus…………………………. d’oublier son ego!!!

    Sur une apparente bonne idée( réduire le risque et lisser….) vous avez enclenché à votre insu une spirale descendante..
    Qui a eu cette idée? Le trader le gestionnaire en vous?
    qui a crée l’erreur?
    et surtout qui souffre de cette erreur?

    Comme vous l’avez fait remarquer tous sont passé par des pertes et des erreurs
    Alors recapitalisez sur votre progression depuis plusieurs années( vous avez failli arrêter après avoir perdu beaucoup) puis vous avez remonté la pente et vous avez gagné durant 2 ans… Lorsque l’on sait que 90 % des traders perdent et s’en vont vous avez des motifs de satisfaction et des points d’appui pour vous remettre à l’oeuvre!!

    Très cordialement.

    jean marie MICHEL.

  7. Merci Jean Marie,

    une petite précision : je vais très bien! !!!
    j’ai tenté de décrire le plus fidèlement possible comme je me sentais sur l’instant afin d’apporter des infos utiles pour le lecteur (ou pas, c’est à vous de voir;-)
    Mais je me suis déjà remise de cet anecdote!

    Sur l’instant, j’étais d’abord furax, et puis dépitée, le lendemain; j’ai fais autre chose; là , ça fait une semaine, c’est déjà loin;-)

    Merci toutefois de votre soutien!!

  8. Bonjour Caroline,

    Tu ne fais pas mention d’avoir viré ton IT, c’est déjà une bonne chose 😉

    Je devine le « O » de Obligations et le « G » de Guilt (culpabilité) entre les lignes de cet article, la troisième lettre étant le « F » de Fears (peurs)… mmmh? Persévérance et combativité seraient-elles les remparts contre la peur (une peur)?
    Mais cette question n’est pas de celles qui nécessitent une réponse publique 🙂

    Par contre l’exercice de lâcher-prise (FOG) dont je parle et que j’essaie d’utiliser moi-même en tant que coaché serait-il servi par ce bel exemple que tu partages? Ou n’y vois-je que de simples coïncidences?

    En ce qui me concerne je sais très bien – quoi que sans l’avoir verbalisé – que mon activité de trading n’est pas entièrement libre, qu’il y a des « F », « O », et « G » dans le chemin, que les reconnaître c’est les affaiblir, et j’y travaille.

    Merci pour ce partage très utile!
    Didier

  9. Les erreurs sont toujours possibles Caroline. C’est la vie, et cela sert de leçon pour les autres fois. Cela me fait penser aux gens qui racontent comment ils sont devenus riches ou comment ils ont réussit à construire une belle grande entreprise. Il n’est pas rare que ceux-ci connaissent l’échec avant de réussir. Une leçon apprise ayant sans doute aider à leur réussite….

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