Pensez « moyens » !

 

Trop souvent, au cours des 2 années passées, j’ai constaté que les traders étaient victimes d’eux même. A cela , il y a pléthores de raisons et de justifications ; mais l’heure n’est pas à la culpabilisation, mais à la mise en place concrète d’actions qui visent à limiter l’impact négatif de nos fantasmes, de nos peurs ou de nos croyances sur nos performances de trading.

 

Un trader a avant tout besoin de construire un système :

Les traders un peu aguerris qui vont me lire aujourd’hui vont me taxer d’enfoncer des portes ouvertes ! Et pourtant, les traders amateurs qui rentrent sur les marchés sans stratégies, sans politique de money management, sans objectif clair sont légions.

 

Le seul socle de certitude sur lequel un trader puisse se reposer, c’est son système. Là où les choses se compliquent, c’est que n’importe quel système ne correspond pas à n’importe qui. Le process d’un trader doit prendre en compte énormément de paramètres :

– Ses capacités pratiques : temps, espace de travail , argent.

– Ses capacités intellectuelles et ses connaissances : Même si aucun niveau préalable n’est vraiment nécessaire, ne nous mentons pas, l’apprentissage est plus facile pour certains que pour d’autres ; de plus les ressources pratiques vont aussi conditionner la rapidité et la qualité de l’apprentissage : on progresse mieux lorsqu’on a du temps à y accorder , et que l’on peut s’entourer des meilleurs, c’est une évidence peut être bonne à rappeler.

– Ses capacités psychologiques et comportementales : Patience, discipline, résistance et acceptation de l’échec, capacité à gérer le stress et les émotions (etc) , l’impact du mental sur le choix d’un système est indéniable.

Ensuite, le trader a besoin de développer sa confiance dans le système :

Aucun système parfait n’existe ! Tout les systèmes font des pertes, la seule chose que l’on demande à un système est qu’il gagne plus qu’il ne perde sur une échelle de temps élargie. Personnellement, je travaille en scalping, ce que je demande à mon système, c’est d’être gagnant à la fin du mois, pas à la fin de la journée.

La question du temps et de la patience revient encore à ce niveau. Si le trader est obligé de faire des gains pour vivre, il est nettement fragilisé et perdra plus facilement la solidité que lui procure la confiance dans son système. La proportion de trades gagnants nécessaire est différente pour chacun. Certains vont avoir besoin de 90 % de trades gagnants pour se sentir en confiance et d’autres se contentent de 50 %. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, la question étant ensuite le ratio entre mon risque et mon objectif ; la cohérence pour que l’ensemble soit positif.

 

Si un trader se contente de 50 % de trades gagnant et qu’il doit en gagner 2 pour 1 perdant, le calcul n’est pas long pour comprendre qu’un tel système n’est pas viable. Il convient alors de se remettre à l’ouvrage, avec pugnacité.

Vient alors la capacité à appliquer le système :

Souvent, les débutants pêchent par l’excès : beaucoup d’indicateurs pour fiabiliser les points d’entrée ont un effet néfaste sur l’application du système: les points d’entrée sont rares dans le meilleur des cas, totalement absents dans le pire. Simplifier la stratégie avec au maximum un oscillateur, 2 paires de moyennes mobiles et de points pivots (par exemple) ,permet d’optimiser le processus de décision. Il faut trouver le juste équilibre entre le besoin de points d’entrée qualifiés et la capacité à les attendre, propre à chacun.

 

La politique de money management doit elle aussi être édifiée en accord avec l’individu et le système. Combien ai je vu de trader qui décalent leur stop loss ! Pourquoi ? Parce que le stop choisis fonctionne généralement sur le papier, en accord avec la stratégie, mais pas avec l’individu. Évaluer concrètement ce qu’on est prêt à perdre à chaque trade est donc cruciale, sinon le trader finis immanquablement par décaler sa limite. La limite étant décalée, il n’y a plus de limite du tout, et c’est ainsi qu’il peut perdre beaucoup d’argent. Nous fantasmons tous plus ou moins notre rapport au risque ; dans un sens comme dans l’autre. Selon notre degrés d’assurance et d’estime de nous même, nous  « pensons » avoir la capacité de risquer x %; mais le rapport au risque n’a rien de logique et de pragmatique ; c’est au niveau émotionnel que cela se joue souvent.

Nous pouvons certes lutter contre l’émotion, mais le trading joue parfois avec une telle violence sur nos nerfs, que tôt ou tard, notre logique perds une bataille, et c’est l’accident.

Polariser ses efforts sur les moyens et non sur le résultat :

Lorsque vous avez un système, dans lequel vous avez confiance, et que vous êtes en mesure d’appliquer avec régularité ; le résultat n’est qu’une conséquence logique des toutes les actions que vous avez menées.

 

Ainsi , vous orientez vos efforts sur les moyens, vous augmentez peu à peu vos ressources et vous vous détachez de vos exigences envahissantes.

 

C’est un vaste programme , j’en ai conscience pour bien le connaître, mais concrètement, nos rêves de richesses et de liberté ne méritent t’ils pas qu’on les traite avec ce minimum d’égard ?

Une réflexion au sujet de « Pensez « moyens » ! »

  1. Bonjour,

    Qui aujourd’hui peut se permettre de ne pas orienter des efforts sur les moyens : peu de monde
    Et pourtant, c’est de là que vient dans le danger en trading
    Les riches peuvent se permettre d’allouer un capital conséquent dans cette activité, sans avoir aucun peur et aucun stress.

    Alex

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *